C'était donc vrai…

Publié le par Jacques Queralt

C'était donc vrai…

 

C'était donc vrai qu'un Président en cachait un autre!
 

Chaque jour un saint se présente à nous pour que nous portions un regard plus ou moins noir sur sa niche.
 

Le rétrospectif nous endommage la nuque autant que les yeux.
 

Alors, tu l'auras, cette fois-ci ton maroquin, t'as bien choisi ta livrée?
 

"Le silence éternel des espaces infinis m'effraie", malgré tous les progrès en astrophysique et tous nos joujoux cosmiques, Blaise Pascal ne se verrait pas obligé, s'il vivait de nos jours, de modifier d'un iota la formulation de cette pensée.  
 

Quelle ne fut pas sa surprise en visitant le musée du Loup Garou d'y voir représenté son effigie en plâtre encore frais. Il se renseigna auprès d'un gardien de salle qui lui apprit que son modeleur était passé le rafraîchir sur son socle mais avait oublié d'indiquer son nom.


Craquer, inlassablement, des allumettes  pour, la vraie étincelle, surprendre celle qui deviendrait étoile.
 

Sur de grandes feuilles de papier rayé quelques notes se sont mises en place et au signal discret de l'une d'entre-elles, elles se sont mises à danser... Une mazurka, je crois !... en tout cas je sais que ce n'était pas, tonna le baron Jocelyn des Ringards, une hip, une yeet ou une dab. Sur les grandes feuilles de papier rayé, les notes, épuisées s'étaient immobilisées, la danse était finie.


Il s'aimèrent d'averses en orages sans souci des débordements fluviaux.
 

On dresse le béton contre la terre, étrange facétie de bipède, mais est-ce bien raisonnable pour nos pois de senteur, nos asperges sauvages et la vie de plein air de nos libellules et autres cailles.


Un mot passe, j'aime les mots qui traversent les airs, il me fait signe, je le suis, sautant à son cou. Il va, il vient. S'élève et tombe. Se relève et retombe. Et tourne, se retourne, contourne. Avance, revient en arrière, et réciproquement. Il vaque (me glisse-t-il à l'oreille) à ses affaires librement, et puisque j'ai répondu à son appel, il me dit que je dois tout savoir, tout d'elles et de me conter ses affaires - parfois avec des propos incongrus, de me les mimer parfois (les mots adorent ça la pantomime)- et il repart dans ses lubies, ses prestations, ses figures, ses évolutions, ses performances, jamais fatigué ce mot au cou duquel je me suis accroché, aux risques et périls de mon engagement volontaire, le mot m'avait fait signe, il ne m'avait pas intimé, ordonné de le suivre, d'ailleurs, il ne s'était même pas arrêté comme le font nos taxis et nos bus, j'avais accouru et l'avais suivi de mon plein gré et donc maintenant, par courtoisie et quelque soit le malaise dont finira par me saisir son manège aérien, je me devais de lui rester attaché, de lui cacher le moindre de ses tremblements, de ne pas lui faire ressentir le sentiment d'évanouissement qui me gagnait, et c'est alors que, par caprice ou prescience de ma fin prochaine, il desserra mes bras de son coup et, sans demander mon reste (j'aurais eu beau crier il n'aurait rien entendu, car il avait déjà filé à l'autre bout du pays) et je descendais, billet de non retour en tête, vers la terre, cette terre où l'on me voit, aujourd'hui encore deux cents ans après mon infortune, fiché comme un vieux poteau télégraphique en bois. Être lâché par un mot qui passe et qui vous fait signe... peut vous arriver. Ce texte met en garde. Non s'envoyer en l'air avec ce mot, machine à voltiges, ce n'est pas un voyage d'agrément, ni une partie de plaisir.


La pudeur ne coud pas les lèvres de tout le monde.
 

A trop mettre de l'eau dans son vin, on injurie et l'eau et le vin. C'est un écologisme fadasse.
 

Apprends à corriger tes travers moralisateurs et rejoins-moi sur cette couche de fougères.
 

Si la photo  ne dit rien, ce n'est pas de la faute de cette pauvrette mais de celle du photographe, du foutu photographe. Il ne suffit pas de plaquer son œil sur trou de serrure pour capter la scène primitive.
 

Il est des cœurs plus durs que des coffres-forts, avouai-je au cercle des dons-juans éconduits anonymes. La formule plut à mes "collègues" et devint le slogan du cercle.

 

 

Publié dans Poinçonneur

Commenter cet article

Vavie 15/05/2017 15:49

misons que la force de telles mots fassent reculer le béton et libèrent un jour les fougères. moi, j'ai l'ingénuité d'y croire