Chatteries

Publié le par L'Insipide

Chatteries

CHATTERIES
Allez-vous en croire vos oreilles, vous qui chaque soir, dans la tiédeur de votre lit, donnez à votre compagnon matou le rôle du troisième conjoint, entre époux et épouse ? Voilà en effet qu'un ouvrage récent et prétendu scientifique américain Cat Wars. The devastating consequences of a cuddly killer "La guerre des chats : les conséquences dévastatrices d'un tueur câlin" met en accusation notre félidé préféré, l'accusant d'atteinte à la sauvegarde des espèces et au maintien des équilibres naturels. Selon ses auteurs, Peter P. Marra, directeur d'un très officiel Centre pour les oiseaux migrateurs et la journaliste Chris Santella, le chat est l'un des plus grands prédateurs de la chaîne animale. Il détruit en effet une partie importante du monde des oiseaux, coupable par exemple d'un véritable génocide dans l'île de Stephens en Nouvelle Zélande où vivaient paisiblement une multitude de volatiles chanteurs jusqu'à l'arrivée de ces barbares venus d'un autre continent avec la complicité des marins dont ils étaient les précieux auxiliaires pour éliminer des navires, rats, souris et souriceaux. A leur tableau de chasse l'extinction des xéniques, dont l'inaptitude au vol faisait des proies faciles, incapables qu'ils étaient physiologiquement de s'élever dans les airs à la moindre alerte. On peut du reste se demander pourquoi ces prétendus volatiles avaient été catalogués comme oiseaux. Nous restent heureusement ici l'Hirondelle des faubourg, Les blanches colombes de Mireille Mathieu et le Cant dels ocells de Pau Casals. Désormais on portera un regard différent sur ces micro-félins qui peuplent nos jardins, hantent avec la même élégance les salons aristocratiques et les arrière-cuisines des restaurants. En chaque maison sommeille et ronronne cette boule de poils soyeux attirant la main ou le frôlement de chacun. Le voilà, noble hautain et capricieux, bien cajolé et stérilisé pour le repos nocturne du quartier. Venu du lointain et mystérieux Orient le chat, animal "invasif" a conquis l'ensemble des territoires. Qu'il soit traité d'ennemi public, dangereux sanguinaire le laisse indifférent. Alors abandonnez-vous aux câlins, aux ronrons pour ces créatures que leur origine féline rend cruels, mortifères, libérant leurs instincts les plus ancestraux et pourtant si attachés à nous, si présents dans leur silence et leur légèreté. Ce sont des carnassiers il est vrai, mais nous, les humains, ne subissons-nous pas aussi, après tant de siècles, le cruel héritage d'un cerveau reptilien primitif.

 

Publié dans Parle à mon Q.I.

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Doudou de Coustouge 22/03/2017 20:46

Alors, Chat alors!...