Dis-moi Vélasquez…

Publié le par Jacques Queralt

Dis-moi Vélasquez…

Dis-moi Vélasquez, tes Ménines, c'est du vrai ou du toc ?

Peut-on à la fois prendre la poudre d'escampette et filer... à l'anglaise ?

On n'a jamais vu, dans aucun pays, de grève de chauffeurs de corbillards.

Se mettre dans les rangs sans être au garde-à-vous enragera toujours un officier subalterne.

Les jeux sont faits, je n'ai plus une seule carte en main. Fallait pas venir pour gagner, p'tit gars !

Les banquises dérivent, les hommes délirent. That's life, Sir Peanut !

Là-bas on démantèle une entreprise, ici on raccommode une langue. Moi, ouf ! je suis un privilégié.

Nous avons un tic qui nous rend de plus en plus disgracieux, nous n'écoutons jamais l'autre dans le bon sens sinon dans la vérité qu'il possède.

Qui tourne le dos à l'avenir s'expose à se faire botter les fesses.

Tandis qu'il tapotait sur la table les cinq lettres de son nom, il sentait son front se dérider et s'adoucir; déjà offert à son baiser.

Méfiez-vous de prophètes qui montent sur le ring. Les arbitres ne sont jamais à l'abri d'un mauvais coup.

Le monde réticulaire qui, petit à petit nous happe, est à la fois terrier de forfants et balcon de médisants.

Il n'est pas de licenciement qui n'assomme son homme ou sa femme. Mais pire encore la longue peine de chômage qui, dans nos climats, le suit.

Des choses de l'amour, on dit pic et pendre, alors... j'hésite. (Hésitation valable à tout âge).

Un historien de la littérature a tout de même osé l'affirmer "aucune héroïne de l'époque des Romantiques n'aurait accepter de sécher ses larmes et d'abîmer son nez avec.. horribilis mocadoris !... du kleenex."

Ce n'est pas parce que tu le regardes en face avec des mots comminatoires que le monde crachera le morceau le plus intime de ce qui le tourmente et à petites gorgées te détruit.

A chacun sa sensation érotique, l'un dans la caresse des laines de mouton, l'autre dans la caresse des soies de cochon.

Pour le peuple des astronautes, notre géométrie terrestre prend des airs de rigolade, et il se moque de nos droites comme de nos gauches, ne devrions-nous pas y puiser quelques tirades d'espoir?

Longtemps je rêvai d'épouser une étoile, puis pour ne pas être trop éloigné et au-dessus des hommes, je sacrifiai ce rêve et parmi les miens les sans- étoiles, les sans-grades je vis.

Le sanglier n'eut aucun respect pour la biche qui jouait de la harpe, il la saillit brisant toutes ses clefs et ses cordes. Lorsque le chasseur, sortant des sous-bois, arriva, il était trop tard.

Illustration Michel Pof Bories : "Ménine"

Publié dans Poinçonneur

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