Sainte banalité

Publié le par Michel Gorsse

Sainte banalité

9 novembre
Sainte banalité


La chute paresseuse d’une feuille, la fumée bleue d’une cigarette, le reflet cuivré sur le cul d’une casserole, la tête d’un cheval qui d’amitié se frotte contre l’épaule, les légumes épluchés d’un pot-au-feu, le soleil matinal sur les crêtes enneigées, la fin d’une saison le début d’une autre, voilà des choses bien extraordinaires quand on y regarde de plus près.
 
Extraordinaires parce qu’elles nous font du bien. Sans elles le monde ne serait plus que ce qu’on nous en dit à la radio et à la télé. Sans elles nous en serions à nous crever les yeux et les tympans. A nous croire fous ou damnés.
 
On peut s’interroger quant à ce qu’il adviendrait si ces faits de la banalité, pour une raison ou pour une autre, l’avènement par exemple du trumpoutinisme, ne pouvaient plus se manifester.
 
L’ère d’un terrorisme supérieur.

 

Commenter cet article

Babelia. 09/11/2016 16:06

Voilà une banalité bienvenue dans une actualité malvenue !

VavaVivi 09/11/2016 12:36

Heuu...Les trumpettes de l' Apocalypse (8.6-9.21) (je veux pas remuer le crucifix dans le chapelet mais bon c'est là....), reçurent l'ordre de ne pas faire de mal à l'herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n'avaient pas l'empreinte de Dieu sur le front. Empreinte de Dieu qu'on peut trouver aisément sur le bon coin....