Portrait d'Emmanuel Macron en Œdipe…

Publié le par L'Insipide

Portrait d'Emmanuel Macron en Œdipe…

PORTRAIT D'EMMANUEL MACRON EN ŒDIPE


Les événements marquants de l'actualité ne sont pas sans rappeler le bruit et la fureur des tragédies de la Grèce Antique. Ainsi en est-il aujourd'hui du retrait ministériel d'Emmanuel Macron. Mutatis mutandis,comme disent les fins lettrés - étant entendu qu'un lettré est toujours un fin lettré - Emmanuel Macron offre ces jours-ci une version new-look de l'histoire d'Œdipe. Macron en effet épouse sa mère, celle qui, professeure* de son état, l'a fait du haut de sa chaire, naître au savoir et il tue son père, le bien démuni François Hollande. A vrai dire, il détenait, à son propre jugement du moins, la réponse au sphynx que représente aujourd'hui le monde de l'économie et de la finance. Et tel son lointain ancêtre, il va désormais sur  les chemins de l'inconnu, entrant dans des flots impétueux, à son dire, (relire les dernières déclarations de l'intéressé) et refusant la possibilité d'une île, comme aurait pu le lui suggérer Houellebecq. Macron tient de ses ancêtres, les tragiques grecs, une verve métaphorisante. Il se dit en effet prêt à affronter aujourd'hui les dangers de la haute mer (ici c'est Ulysse qui apparaît, excusez du peu).
Mais pourquoi nos journalistes vaticinateurs n'ont-ils pas remarqué à ce jour que le nom même de Macron avait une consonance grecque : on sait en effet que l'adjectif macros était associé, dans la langue homérique, à la notion de longueur, mais son rapprochement phonique avec micros (petit) l'a fait entrer dans diverses combinaisons savantes avec les termes de notre langue : macro-économie par opposition à micro-économie et lui a permis de supplanter son ancien concurrent méga.
Quel sera le destin de celui qui s'insère aujourd'hui dans le jeu politique ? Hélas nous de disposons pas, comme autrefois, de devins, il ne nous reste que des porteurs de la certitude savante, instituts de sondages, politologues de tout poil, vieilles barbes de l'ENA ou de Sciences po., penseurs spécialistes ou prétendus tels... quotidiennement convoqués dans le forum univoque et bien pensant de l'émission C à vous ( chaque après-midi,  17h. 45 sur la 5). Tel un papillon libéré de sa chrysalide, notre Emmanuel aborde aujourd'hui le grand large avec la foi de celui qui se découvre soudain le pied marin. Mais puisque l'on prétend que l'Histoire ne repasse jamais les plats, sans doute ne connaîtra-t-il pas la fin tragique de son modèle antique. Bon vent, Emmanuel...

* Coquetterie linguistique ( n.d.l.r.)

Publié dans Parle à mon Q.I.

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blineau 03/09/2016 12:23

Quel bonheur que celui de découvrir un nouveau titre, gourmande que je suis ... ou gourmette ?