Apologie de l’esquive

Publié le par Michel Gorsse

Apologie de l’esquive

Apologie de l’esquive

 
Le lumbago a bon dos quand vient la saison du tour de rein. Le moindre gratte-papier se sent la lombaire délicate entre avril et juin. C’est rituel comme est rituelle la suspicion d’hépatite virale entre septembre et décembre. Quant à la déprime, forcément, elle fera les beaux jours des mois d’hiver.
 
On n’y peut rien. Ainsi est le monde depuis qu’il est monde. L’homme ne descend pas du singe mais du tire-au-flanc. D’ailleurs, il est fort à parier que cela n’est pas étranger au développement de son intelligence. Peut-être même ne doit-il sa survie qu’à cette capacité à s’esquiver devant la tâche.
 
Où en serait-on si les quinze Cro-Magnon qui virent l’aube de l’humanité s’étaient attaqués derechef à la muraille de chine ?

 

 

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