Autrement dit…

Publié le par Michel Gorsse

Autrement dit…

Autrement dit
 
 
Il n’avait même pas cherché à tirer un seul marron du feu. Il avait blanchi sous le harnais, jour après jour sans presque s’en apercevoir. Et maintenant on fêtait son départ à la retraite, le pot de la direction, les collègues qui lui tapaient sur l’épaule, qui le traitaient de veinard. On le citait en exemple dans les discours, on l’encensait de reconnaissance.
 
Bien sûr qu’il ne regrettait pas sa vie. Il avait servi sans rechigner, il avait été utile à la communauté, contribué à la prospérité générale. Il n’avait pas à rougir sous l’honneur. Il était ému. À dire juste, il était triste. Triste d’une drôle de tristesse. Jamais il n’avait été submergé par un tel sentiment.
 
Une tristesse post-coïtum rectal.

 

Commenter cet article

Alain S. 27/10/2015 10:36

Je me demande s'il travaillait chez un fabricant de crèmes, huiles et onguents ...