Un quinze août

Publié le par Michel Gorsse

Un quinze août

Au mois d’août, je me mets en cellule. Je monacalise. Je dis que je vais en Chine ou au Pérou et au revoir, je cours m’enfermer dans le monastère voisin. C’est comme ça, je dois être né avec, j’ai la phobie du mois d’août. Si ça ne tenait qu’à moi je le remplacerai par un second mois de septembre. La face du monde certainement en serait changée.

Deux fois plus de vendanges. On y gagnerait en grands crus. On deviendrait tous de bons vivants. On chanterait plus souvent. On accrocherait des lampions sous les tonnelles. On adorerait la charmille. On se mettrait à rire sous les étoiles. On s’adonnerait à la volupté.

Enfin peut-être connaîtrait-on la vérité.

 

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ferdinand duglaîeul 16/08/2015 09:32

Heureux d'en rencontrer dans la Licorne un qui partage la même culture que moi. La Licorne c'est toute l'actualité remise à jour et ça évite de craquer 1 euro pour acheter L'Indé-bandantN En attendant soyons de gaillards matous pour cette mi-a-out. Et que revienne le printemps. Miaou!...

Michel Gorsse 15/08/2015 18:12

Salut Ferdinand (dans la Dépêche du midi on suivait les aventures de Ferdinand, un type avec un grand chapeau qui en quatre vignettes racontait une histoire). Du temps de Ray le mois d'août c'était d'un tout autre tonneau et dans les "grands Cafés" y avait de la patronne.

Ferdinand Duglaïeul 15/08/2015 15:15

Et moi qui chantais avec Ray Ventura:

A la mi-a-out c'est bien plus romantique
A la mi-aout les fill's n'ont pas peur du loup,
Y d'la joie pour les matous