De la démocratie de quartier.

Publié le par Michel Gorsse

De la démocratie de quartier.

Chaque année, au sortir de l’hiver, mafias, gangs, groupuscules, milices de tout poil, agents secrets, banquiers du quartier s’offrent un banquet. Ce jour là on dépose les armes, on laisse l’artillerie au frigo, ne sont autorisés que le pistolet à fléchette et le couteau en balsa ou plastique. On boit, on mange, on chante et au dessert on s’entretue gaiement.

Au final, celui qui n’est pas décoré d’une fléchette ventousée au front ou d’un couteau glissé dans la boutonnière est déclaré survivant. Il lui revient pour l’année en cours de veiller à la bonne marche des affaires et à la prospérité de tous. Il préside l’Assemblée constituante, la MEEC, Magouilles, Entourloupes, Extorsions, Chantage.

Et fait voter les lois.

 

Illustration : Franz Hals

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