Alexandre V…

Publié le par Michel Gorsse

Alexandre V…

Cher Alexandre V
 
Alexandre V, pas Alexandre cinq. Ne confondons pas. Si le second fut peut-être tsar, empereur ou le cousin germain de Charles Quint, toi tu naquis d’un volcan d’Auvergne et souffris sans le dire d’avoir de gros mollets. Néanmoins cela n’affecta nullement ta vision des choses qui demeura toute ta vie claire, pétillante et bienfaitrice comme de la Volvic.

A peine sorti de l’enfance tu compris que tout était trop beau. A treize ans, en plantant des radis, ce qu’un bon jardinier ne fait jamais, tu eus la conviction soudaine qu’il te revenait d’inventorier, non pas le monde, tu laissais ça au facteur, mais l’espace poétique du monde. D’inventorier en vrac.

Ce fut ta grande idée.

 

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