On n’est jamais tranquille avec les mythes

Publié le par Michel Gorsse

On n’est jamais tranquille avec les mythes

Sisyphe semait ses radis et cultivait un bon lopin de céréales pour en brasser le grain. La fermentation c’était son domaine, il en connaissait tous les principes. Dans les environs, c’était un secret de polichinelle. L’ermite picole sec, on se disait, quand on l’entendait le soir hurler à tue-tête, et pas que des cantiques. C’est qu’il n’y allait pas de main morte, le gars.

On ne sait pas ce qui lui a pris. Un coup de lune, pour sûr. Derrière la bière, ça t’assomme un bœuf une lune trop forte. Ça te cogne sur le casque que t’en es tout zébré de l’intérieur. Et puis les choses changent comme si elles devenaient belles subitement. C’est ce qui a dû se passer. La montagne était belle et le caillou léger. Depuis c’est le défilé. Tout le monde veut voir le barjo.

Il aurait mieux fait de se casser une jambe.

 

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