Les vertus du bobard

Publié le par Michel Gorsse

Les vertus du bobard

J’ai un verger de ragouminiers. Au pays de la pomme, ça fait mauvais genre. On me prend pour un hurluberlu, un rebelle arboricole, un original, un loufoque. Même les gendarmes ont fait des recherches pour savoir s’il n’y avait pas anguille sous roche, la loufoquerie pouvant être une bonne couverture pour dissimuler des activités répréhensibles.

Mais rien de tel, je suis blanc comme neige. Point de narco-culture dans mes platebandes. Et quand le correspondant local du journal d’ici, n’ayant aucun marronnier à disposition, vint m’interviewer pour produire son quota de signes, je l’informai, l’ignare, que c’était l’arbre qui avait survécu à Tchernobyl.

Ainsi naissent les légendes.

 

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