Ça ou autre chose…

Publié le par L'Insipide

Ça ou autre chose…

Pour sûr qu'il a raison... il a cent fois raison, le Fidel Castrais du 26 avril dernier. Je l'avais longtemps confondu avec un autre Fidel, Castro de son vrai nom, mais c'était un vulgaire dérapage de ma part à la suite d'une dyslexie ophtalmique ; s'il était l'autre, il serait à l'heure actuelle déjà mort sous la balle assassine d'un mercenaire du grand capitalisme yankee. Mais peut-être ce nom se décline-t-il comme en latin rosa, rosam, rosae... la rose. Fidel Castrais a de peu évité l'irréparable du Fidel Castré, descendant d'Abelard, comme il a évité le Fidel Castro, aujourd'hui uniquement présent au fronton des tee-shirts des soixante-huitards non recyclés. Oui, Fidel Castrais, çui-là dont je cause, çui-là du blogue à la Licorne, a totalement raison : on ne meurt qu'une fois, et après, on n'a plus rien à dire, rien à témoigner : la résignation absolue, pas de lamento, pas de pleurs, faut laisser ça aux autres qui n'ont pas connu le bon plan mortuaire, celui qui, séance tenante et illico presto, vous conduit aux Enfers après des années à éviter les crocs-en-jambe et la bave des envieux. Quand Fidel Castrais (notez bien qu'ici, y a pas d'erreur dans l'étiquette) déclare : "je dis ça, mais j'aurais pu dire autre chose", il atteint le niveau du penseur d'élite, celui qui détricote le lendemain ce qu'il a tricoté la veille. Un émule de Pénélope, sauf qu'à lui on ne lui connaît pas d'Ulysse, ni de Télémaque et les autres... Mais il a raison quand il dit que ça et autre chose, c'est du pareil au même. Exemple : si je dis aujourd'hui que 5 + 3 font 8, et demain que 3+5 font aussi 8, je dis deux choses différentes dans leur formulation mais équivalentes dans ma table de logarithmes. Et je peux conclure à l'universalité du 8, puisqu'avec 4 + 4 ou 2 + 6, que je les prenne en recto ou ou en verso, j'obtiens toujours 8. On peut pousser plus loin l'expérience en puisant à l'infini dans les chiffres, comme au loto, la rifle en catalan (repectons notre identité !). Je continuerai désormais à penser et m'instruire à travers les chroniques de Fidel Castrais, il a toujours le dernier mot mais un mot interchangeable au gré des jours et des humeurs. Il ancre des certitudes mais il ouvre l'éventail des possibles et des contraires. Bon vent Fidel... et j'attends, pour la prochaine fois,Trenet et son "Fidèle, fidèle, je suis resté fidèle"...

Mais là, je peux pas le dire autrement.

 

Illustration : Fidel & Fidel… (bricolage Alceste B.)

Publié dans Parle à mon Q.I.

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Eva comjtepous 29/04/2015 11:42

Ce doit être un journaliste, il y a un calepin posé sur le capot !

Léon Solo 29/04/2015 06:49

Qui c'est le zigue à côté de Fidel Castrais ?

Alceste B 29/04/2015 07:49

Un concessionnaire Alfa Roméo ?